lundi 18 juillet 2011
Le blog déménage !
Celui-ci n'est donc plus mis à jour.
Merci de votre compréhension et au plaisir de vous retrouver !
jeudi 17 mars 2011
Le sang des Français imprégné aux pesticides
Pour la première fois, l’Institut de veille sanitaire (InVS) a publié les mesures de concentration biologique de plusieurs polluants de l’environnement, réalisées sur un échantillon représentatif de la population française. Correspondant à des substances chimiques présentes dans l’alimentation et/ou l’environnement, 42 biomarqueurs d’exposition ont été ciblés en fonction de leur toxicité et de l’exposition possible de la population. Ils incluent 11 métaux, 6 polychlorobiphényles (PCB) et trois familles chimiques de pesticides (organochlorés, organophosphorés et pyréthrinoïdes). Au cours des années 2006 et 2007, ces substances chimiques et leurs produits de dégradation (ou métabolites) ont été mesurés dans des prélèvements de sang, d’urine ou de cheveux, recueillis chez des personnes habitant en France métropolitaine et choisies aléatoirement.
Selon les conclusions de l’étude, les niveaux d’exposition de la population française aux 11 métaux dosés sont globalement bas, et similaires à ceux observés à l’étranger. Depuis l’étude réalisée chez les adultes en 1995, la concentration en plomb dans le sang a connu une baisse de l’ordre de 60 %. La concentration de mercure dans les cheveux est, quant à elle, supérieure à celles des Allemands et des Américains, mais inférieure à celles des Espagnols. Selon l’InVS, ces écarts s’expliquent par une consommation de poisson variable d’un pays à l’autre, le poisson représentant le principal apport de mercure par l’alimentation. De fait, la consommation de poisson est deux fois moindre en Allemagne et aux États-Unis qu’en France et supérieure en Espagne.
Comparés à ceux observés en Allemagne et aux Etats-Unis, les niveaux d’imprégnation aux pesticides varient selon la famille chimique de pesticides étudiée. Ainsi, les niveaux des pesticides organochlorés, dont le DDT ou le lindane, aujourd'hui interdits pour la plupart des usages, sont jugés globalement faibles. Seule exception, une substance provenant du paradichlorobenzène, encore récemment utilisé comme antimite ou désodorisant dans les toilettes, est mesurée à des niveaux très supérieurs en France. Par ailleurs, les niveaux de PCB (1) observés dans les organismes français s’avèrent plus élevés que dans la population allemande et quatre à cinq fois plus élevés que ceux de la population américaine ou néo-zélandaise. De même, 90 % de la population est contaminée par les organophosphorés, le niveau de métabolites de ces insecticides neurotoxiques mesuré dans les urines des Français étant similaires à ceux des Allemands et supérieurs à ceux des Américains. Enfin, concernant les pesticides pyréthrinoïdes, largement utilisés en agriculture, en horticulture, en usage domestique etc., les niveaux sont plus élevés que ceux observés aux États-Unis et en Allemagne.
A la lumière de ces résultats, l’Institut a estimé que : « Les causes des écarts observés entre l’imprégnation de la population en France et à l’étranger méritent d’être élucidées », afin de déterminer si celles-ci sont dues à des apports alimentaires ou à l’usage de produits.
Fin 2012, l’InVS lancera une enquête nationale de biosurveillance en vue de suivre les évolutions par rapport aux données de cette première étude, tout en l’élargissant à une centaine de substances dosées. Seront alors intégrés des polluants émergents ou appartenant à d’autres familles chimiques, à l’instar des perturbateurs endocriniens.
Cécile Cassier
1- Nuisibles et peu biodégradables, les polychlorobiphényles ou PCB sont classés parmi les polluants organiques persistants (POPS).
vendredi 4 mars 2011
La ronde des logos
Benoit Piron est arboriculteur bio en Deux-Sèvres (http://monsite.orange.fr/vergersdepirouette). Il est l'un des paysans avec lesquels notre groupe de consom'acteurs du Mellois a souhaité collaborer. Ainsi chaque année nous pouvons savourer ses délicieux fruits et jus de fruit en toute confiance (pommes, fraises, framboises ...).
Face à la multiplication des labels bio, Benoit Piron a rédigé cette article, en ligne sur le site www.reseau-fermier.com
La ronde des logos
Bio, non bio, vrai bio, faux bio, aujourd'hui l'agriculture biologique est devenue tellement un phénomène de mode que l'on ne sait même plus quels produits nous assurent une alimentation saine. Tout le monde cherche le profit et qu'importe la méthode, pourvue que celle-ci rapporte de l'argent. Par ce courrier je vais tenter d'aider nos consommateurs à mieux comprendre ce « bio » que l'on construit en masse et que l'on veut absolument voir sur toutes nos tables en vous racontant mon histoire. C'est en tant que producteur mais aussi comme technicien arbo, que je vais essayer de vous éclairer en vous parlant des fruits bio que l'on trouvera bientôt et de plus en plus dans nos assiettes. Installé depuis 2003 en Arboriculteur Biologique sur un verger déjà en bio depuis plus de 10 ans, seul producteur de fruits bio de la région, j'avais le sentiment d'être au départ un peu « l'unique » et l'écolo que tous les arboriculteurs regardaient en rigolant. Bref, avec le temps et à ce jour, ces derniers reconvertissent une partie de leur verger en bio ou plantent de nouveaux vergers. Jusque là rien à dire, et je me suis même trouvé satisfait que d'autres arbo prennent conscience de nos systèmes de production ; c'était pour moi la clef de la réussite : un message enfin compris. Erreur ou naïveté de ma part ; ces arboriculteurs convertis en partie n'ont que faire de la bio, seule la niche commerciale les intéressent. Pour cela, ils se regroupent auprès de centres techniques de productions et plantent des hectares de vergers bio intensifs. Ces vergers bio comptent entre 2000 et 3000 arbres par hectare dans le but d'obtenir des rendements 3 fois plus élevés (60T/Ha) qu'un verger bio traditionnel (20T/Ha), ceci est le symbole même de la spéculation et du business financier. Qu'importe la bio et son éthique, le principal est de faire du bio à n'importe quel prix, quelques soit les méthodes employées. Ces vergers subiront 60 à 80 interventions phytosanitaires (autorisés au cahier des charges bio), soit en moyenne 2 traitements par semaine. Sachez également que malgré leur autorisation, de nombreux produits sont nocifs pour la santé humaine et font mourir un grand nombre d'auxiliaires utiles aux cultures ; heureusement que la roténone vient d'être retirée ! Il est évident qu'en densifiant les populations, les arbres seront plus sensibles aux facteurs extérieurs et comme la production de fruits est très technique, ces traitements sont quasi obligatoires. Ma question est alors la suivante : avec de telles méthodes et de telle autorisation, l'arboriculture bio sera-t-elle plus dangereuse pour l'homme et notre environnement que la production fruitière intégrée qui utilise des insecticides spécifiques (acaricides, aphicides?) et avec un cahier des charges relativement homogène entre tous les pays, contrairement à celui de la bio ? Ainsi, vous verrez donc des vergers palissés avec de grands poteaux, des filets nylon au dessus des pommiers pour lutter contre la grêle, des systèmes s'arrosage très performant et intempestifs comme dans les vergers du conventionnels. Mais je ne jette pas la pierre à ces producteurs qui sont aujourd'hui dans une crise arboricole très grave et que cette opportunité au bio est un bel échappatoire. On leur tend la perche alors ne les accusons pas de s'engouffrer dans la brèche. Où allons-nous ? Quel est ce bio « chimique » que l'on construit ? Est-ce vraiment cela la bio que l'on souhaite ? Production intensive, diminution de nos ressources en eau, etc. Avons-nous perdu notre éthique et nos convictions de l'agriculture biologique.
Pour cela, je suis satisfait que la FNAB, nous est sortie depuis le 1er juillet un nouveau logo bio : « Bio Cohérence ». Sans cette nouvelle appellation, je pense que je ne serais pas resté en AB et me serais orienté vers la « Biodynamie » afin de me différencier de ces arboriculteurs bios intensifs. « Demeter » était pour moi, une des solutions. Maintenant ce logo est tout nouveau, il faut le laisser prendre ses marques et j'espère qu'il nous aidera (les vrais arbo bio) à nous défendre et surtout à garder notre image, notre philosophie et notre éthique. Mon seul regret est juste celui de devoir une nouvelle fois se justifier en payant pour simplement dire « je suis plus bio que le bio ». Les consommateurs vont encore une nouvelle fois être perdus avec ce nouveau label, mais comprenez bien que je ne peux pas vendre mes fruits sous la même étiquette que ces producteurs bio intensifs. Nous n'avons d'une part pas du tout les mêmes fruits mais n'avons surtout pas la même approche de l'agriculture biologique. Il fallait absolument se démarquer et je remercie la FNAB de nous aider dans cette démarche?.
jeudi 24 février 2011
OGM : entre promesses non tenues et doutes croissants
(article de Cécile Cassier paru sur le site http://www.univers-nature.com)
Selon un nouveau rapport de la Fédération Internationale des Amis de la Terre, intitulé « Qui tire profit des plantes GM ? Une industrie construite sur un mythe », la culture des plantes génétiquement modifiées (GM) est en perte de vitesse en Europe. D’une part, le nombre d'interdictions augmente. Ainsi, sept Etats membres maintiennent une interdiction contre le maïs GM de Monsanto et trois ont interdit la pomme de terre GM de BASF immédiatement après son autorisation au printemps 2010. En outre, pour la première fois, cinq Etats membres ont poursuivi la Commission européenne pour avoir autorisé une plante GM. En augmentation, l’opposition des citoyens aux OGM atteint désormais 61 % dans l’ensemble de l’Union européenne.
Au regard de quoi, la surface cultivée en OGM continue de diminuer. Selon le rapport, moins de 0,06 % des champs européens sont plantés d'OGM, soit une baisse de 23 % par rapport à 2008.
Ces réticences ne s’expriment pas qu’en Europe. En Amérique du Sud, bien que très pro-OGM, les gouvernements sont contraints de prendre des mesures pour atténuer les impacts causés par dix années de culture GM et les coûts croissants qui les accompagnent. Ainsi, le gouvernement brésilien a lancé un programme de soja sans OGM afin de faciliter l’accès des agriculteurs à des semences non-OGM. En Argentine, de nouvelles études ont démontré que le glyphosate, « l'herbicide utilisé sur la majorité des OGM dans le monde », pouvait avoir de graves répercussions sur la santé humaine. Symptomatiques d’une inquiétude grandissante, certains districts se sont déclarés « zones sans OGM » en Uruguay.
Selon le rapport, les OGM s’avèrent être un échec à tous les niveaux. Non seulement ils portent atteinte à l’environnement et à la santé humaine, mais ils génèrent également des coûts qui démentent les promesses tenues initialement pour justifier leur développement. Les compagnies de biotechnologies font désormais la promotion de nouvelles générations de plantes GM comme solution pour remplacer les OGM existants, qui ont échoué à contrôler les mauvaises herbes et à réduire l'usage des pesticides. Ainsi, une nouvelle génération de plantes GM conçues pour favoriser l'utilisation de pesticides dangereux, comme le Dicamba et le 2,4D, est actuellement prête pour une commercialisation aux Etats-Unis. Ne voulant pas admettre l’échec, les compagnies de biotechnologies se mettent en quête de nouveaux marchés en Afrique, avec l’appui du gouvernement américain. En illustre la Fondation Gates qui, s’étant portée acquéreuse d’actions de Monsanto, n’hésite pas à financer généreusement des projets agricoles en Afrique.
Référent OGM des Amis de la Terre France, Christian Berdot voit les OGM comme une aberration qui déleste les petites communautés rurales de leurs terres et les empoisonnent à grands renforts d’herbicides. Selon lui : « Soutenir encore les plantes GM aujourd'hui, c'est faire passer les intérêts de quelques grandes firmes internationales avant l'intérêt de ses concitoyens, des agricultures nationales et de l'environnement ».
Cécile Cassier
jeudi 10 février 2011
achat collectif de 14 hectares de terres agricoles
Le collectif Alterfoncier s'est constitué en Sud Deux-Sèvres en vue de l'achat collectif de 14 hectares de terres agricoles situées à St Vincent la Châtre, afin d'y permettre l'installation de projets agricoles respectueux de l'environnement. Cette action est menée avec le mouvement Terre de Liens, qui agit depuis plusieurs années pour l'accès à la terre et accompagne des projets d'installation.
L'Assos' Bêche à Melle soutient cette initiative impulsée par Étienne Gautreau, éleveur bovin en conversion bio et producteur partenaire de l'association. Cette action devrait en effet contribuer à l'implantation durable sur le territoire de projets en agriculture biologique.
Pour mieux connaître ce projet, plusieurs rendez-vous :
Réunion publique le mardi 15 février à 20h30 à Melle (salle du Tapis Vert) :
L'agriculture de demain, ça nous concerne aujourd'hui !
L'exemple de Terre de Liens et du projet Alterfoncier, ou pourquoi des habitants s'engagent pour soutenir des projets agricoles.
Jeudi 24 mars à 20h30 au Méliès (à Melle) : Projection du film Small is beautiful d'Agnès Fouilleux, avec Cinémel, suivie d'une présentation et d'un débat autour du projet Alterfoncier.
Vous pouvez également retrouver toutes les informations sur le projet Alterfoncier sur http://blogs.paysmellois.org/alterfoncier
samedi 22 janvier 2011
Au four et aux moules, hein !
Une première ouverture au public du four de l'association "Derrière les fagots" réussie.
Ces ateliers auront lieu une fois par mois et seront ouverts à tous les adhérents de l'association "Derrière les fagots" (10€ l'adhésion). Le principe: chacun amène sa pâte, on l'étale, la découpe et la dispose sur des plaques de four puis on enfourne dans le four à pain pour utiliser la chaleur encore bien présente après 2 fournées de pain.
En résumé, c'est une manière de concilier convivialité, gourmandise et économies d'énergie.
mardi 14 septembre 2010
Assemblée Générale !
Les adhérents sont bien évidemment conviés, mais également les producteurs avec lesquels nous travaillons, ainsi que toute personne intéressée et qui souhaite en savoir plus sur notre fonctionnement.
mardi 29 juin 2010
Sous le figuier, la plage
Sous le figuier, la plage. Pique-nique estival de l’assos’Bêch’à Melle. 20 juin 2010
Petit pineau de derrière les fagots, cake aux orties, amandes grillées, tarte à l’ail vert, salade de lentilles, montage de cerises, énormes clafoutis, tarte au fromage de chèvre….Une fois de plus, les béchaméliens ont fait de ce rendez-vous estival un vrai festin champêtre !
Ça sentait bon l’herbe coupée, dans le verger fauché de Sylvie et J.P.
Sous le figuier, la plage : les nombreux bébéchamels s’ébattent sur les tapis et les couvertures.
Dans les herbes hautes : la jungle. Un terrain de jeux fabuleux pour les enfants qui s’y cachent toute la journée, inventant maison, bateaux et océans.
Enfants occupés, parents comblés. Chacun peut alors se laisser aller au plaisir du l’instant : promenade au jardin, visite du nouveau four de notre boulanger, petit air d’accordéon, sieste, jeux de cartes, jeux de quilles, émaillés de grands éclats de rire.
On reprend une poignée de cerises, on va à la pêche aux sandales perdues dans les herbes hautes ... et la journée s'achève dans le claquement des tables que l'on replie.
Le paradis n'existe peut-être pas au ciel mais il peut s'inventer le temps d'une journée dans le verger de Sylvie et JP!
jeudi 25 février 2010
Février c'est la saison des crêpes !
Farine de forment (blé) 100 gr
8 œufs Gros sel 40 gr (ou moins)
Eau 75 cl
Billig (poêle) 205 °
Mélanger les 2 farines, faire un puits et y ajouter les œufs un à un, mélanger délicatement et ajouter l’eau progressivement.
Garder une pâte assez épaisse, la battre pendant 10mn environ pour l’aérer.
Faire reposer dans un endroit frais pendant 2 heures 30, après l’avoir recouverte d’un peu d’eau pour l’empêcher de croûter et l’avoir filmée.
Avant utilisation, allonger cette détrempe d’eau jusqu’à consistance désirée.
Conseils 1kg de farine donne environ 4 douzaines de crêpes Avant de délayer la pâte, les ingrédients doivent être à température ambiante.
Sucre en poudre 400 gr
Sucre vanillé ou cannelle 1 sachet
1 pincée de sel fin
8 gros œufs
Lait 1,5 à 2 litres
Billig 205°
Bien mélanger la farine, le sucre, le sucre vanillé (ou la cannelle).
Faire un puits : y ajouter 3 œufs entiers et 5 jaunes d’œufs, puis progressivement le lait.
Mettre la pincée de sel dans les 5 blancs d’œufs, les battre en neige (pas trop ferme, mousseux) et les incorporer délicatement dans la pâte.
Conseils Pour 500 gr : 3 jaunes + 1 œuf entier, 3 blancs battus 1 kg de farine donne environ 3 douzaines de crêpes
vendredi 30 octobre 2009
Souvenirs, souvenirs : On prend les mêmes et encore plus, et on recommence !!!
Le dimanche 14 décembre 2008, sur un terrain un peu pâteux, nous avions aidé Jean-Pascal et Sylvie à monter la serre qui allait leur permettre de préparer les plants et démarrer plus tôt leur saison.
Résumé en photos...
On cogitait sur la meilleure façon de tirer la bâche...
Aller, on tire bien ! Il faut qu'elle soit bien tendue.
Après les tirages de ficelles deci delà, le montage était terminé.
On admirait le travail... et Jean-Pascal faisait ses projections de plants sous la serre.
Pendant qu'on goutait en dégustant les gâteaux de Sylvie qui récompensaient nos efforts, on était plutôt satisfaits du travail accompli...Cette année encore, Sylvie et Jean Pascal ont besoin de nous pour démonter et remonter leur serre sur leur nouveau terrain, au Quaireux.
Le RDV est fixé samedi 31 octobre à 9h30 sur le terrain qu'ils quittent avec au programme de la journée :
matin : démontage au jardin de la Vignère (St Léger)
midi : pique-nique au jardin du Quaireux (Beaussais)
après-midi : remontage de la serre au jardin du Quaireux
Il n'est pas trop tard pour les aider si vous avez du temps samedi.
Le beau temps ne semble pas être particulièrement au RDV et les conditions non plus car JP n'était pas au top de sa forme, il n'a pu venir à la permanence de jeudi.
Raison de plus pour venir filer un coup de main... Plus on attendra, moins les conditions seront là.
En bref, n'hésitez pas à contacter Sylvie si vous pouvez venir samedi.
samedi 21 mars 2009
Le montage de la serre chez Sylvie et Jean-Pascal
Résumé en photos...
On cogite sur la meilleure façon de tirer la bâche...
Aller, on tire bien ! Il faut qu'elle soit bien tendue.
Après les tirages de ficelles deci delà, le montage est terminé.
On admire le travail... et Jean-Pascal fait ses projections de plants sous la serre.
Pendant qu'on goûte en dégustant les gâteaux de Sylvie qui récompensent nos efforts, on est plutôt satisfait du travail accompli...
dimanche 7 décembre 2008
En visite chez les poulets
Moissac, St Vincent la Châtre, le samedi 6 décembre 2008
Nous sommes une petite bande à nous réunir devant le pont aux roses, tandis que les tentes du Téléthon commence à s’agiter comme une ruche. Il est 8 h45. Le ciel est parfaitement dégagé. Je pars pour St Vincent, plus précisément à Moissac, où Jacky Menanteau élève quelques milliers de volailles… Les autres ont cherché à nous perdre en passant par Chail mais ils ont fait chou blanc (d’ailleurs, n’hésitez pas à demander les excellents choux de Sylvie et JP, ils en ont à … revendre !) : j’arrive un peu en retard, remis sur la voie par des marcheurs (encore le téléthon).
Gabriel, mon deuxième, est de bonne humeur : ce matin, papa l’emmène voir des bêtes, et il a déjà aperçu les dindons dans leur pré. Nous rejoignons le petit groupe de Béchaméliens autour de Jacky Menanteau, en passant entre quelques moutons que Gabriel me montre du doigt avec insistance. Nous allons passer une bonne heure et demie dehors à causer. La météo favorable, soleil et absence de vent, nous rend immédiatement bienveillants envers ce sympathique éleveur. « Et si la visite avait eu lieu durant cette semaine venteuse et détrempée ? » imagine quelqu’un.
Comme je ne connais strictement rien à ce genre de bestiole, bien que je me sois entraîné à imiter leur cri depuis la naissance de mes garçons, je trouve ça très instructif. Savez-vous, par exemple, que les volailles sont extrêmement sensibles au froid à leur naissance, si bien que les jeunes ne sortent pas avant l’âge de 5 semaines. Pendant cette période, Jacky fait progressivement baisser la température du local par paliers. La visite du lieu fermé est instructive : un système de canalisations qui me rappelle vaguement les huertas d’Espagne permet d’apporter l’eau aux poussins dans des godets ROUGES : les poussins aiment le ROUGE, explique Jacky. Mais pour que ces bipèdes au cerveau très développé songent à s’hydrater, on place une petite bille JAUNE à l’intérieur du godet ROUGE. Ainsi, le jeune oisillon joue avec la bille JAUNE, ce qui déclenche l’arrivée d’eau dans le godet ROUGE. Je n’ai pas osé demander si on avait expérimenter l’inverse au niveau des couleurs : un godet JAUNE contenant une bille ROUGE… A creuser.
Nous passons ensuite un long moment près des dindons. Je précise aux lectrices féministes qu’il s’agit d’un masculin pluriel purement grammatical : il y a autant de dindes que de dindons, de même que les poulets sont autant des poules que des coqs en devenir. Vous le saviez, vous ? Chez Jacky, ça se voit un peu, paraît-il. J’ai hoché la tête d’un air entendu quand il nous a montré la différence entre un dindon et une dinde, mais en fait je n’ai rien remarqué. Pour les jeunes coqs, ça va, c’est dans mes cordes.
Autre remarque très instructive : les dindons (et dindes, donc) sont plus rétifs à se laisser rentrer le soir (rapport aux renards). Notre éleveur utilise donc un balai ou une raclette pour les pousser sous les portes basses de leur poulailler. J’imagine la scène avec délice. Il faut revenir un soir et filmer ça ! « Et en plus, y en a qui ressortent par une autre porte » ajoute-t-il !
Voilà une matinée bien agréablement passée, qui se conclut autour d’un café dans sa cuisine. Chacun repart avec un bol d’air dans la tête, une promesse de bonnes odeurs dans nos cuisines et de la boue mêlée de fiente sur ses chaussures, surtout Caroline et Christiane, très légèrement chaussées pour l’occasion…
lundi 1 septembre 2008
SAMEDI DES PATATES
Vous vous en doutez il s'agit du ramassage des pommes de terre chez Sylvie et Jean-Pascal.
Samedi dernier, donc le 30 août, nous nous sommes retrouvé encore plus nombreux que le samedi précédent à fouiller la terre à la recherche du précieux tubercule.
Et faut pas croire quelles sont calibrées les pommes de terre de Sylvie et Jean-Pascal.
Ouf !!! il était temps de terminer et de se mettre à l'ombre car le soleil était aussi de la partie.
Pendant ce temps ça s'active fort aux fourneaux, chaleur écrasante garantie.
Devinez ce qui mijote sur le feu...
Sylvie et Jean-Pascal nous avaient préparé une fois de plus un repas d'enfer. Merci encore à eux.
Bon samedi prochain on fait quoi ???
dimanche 31 août 2008
RAMASSAGE DE POMMES DE TERRE
Moments de travail mais aussi de détente... Le midi nous avons pu apprécier les talents culinaires de Sylvie et Jean-Pascal.
Merci Sylvie et Jean-Pascal pour votre accueil.
Au moment du départ on se disait qu'on remettrait bien ça prochainement...
samedi 2 août 2008
MARCHE AU JARDIN chez Sylvie et Jean-Pascal
Mais la difficulté à mobiliser des producteurs à cette date les obligent à suspendre cette géniale idée.
Rassurez-vous, ça n'est que partie remise ....
Jean-Paul
samedi 5 juillet 2008
A la découverte du GIE ferme de Chassagne
Producteurs Bio de légumes secs, farines et huile en Charente
Nous avons été reçu le 12 janvier 2008 par François Peloquin, exploitant de la ferme de Chassagne, membre du GIE Ferme de Chassagne (groupement d'intérêt économique).
La bio à Chassagne : une longue histoire
La ferme de Chassagne (Villefagnan, 16), alors exploitée par le père de François, est en bio depuis 1968. A l'origine c'était une exploitation en polyculture élevage (brebis). Le remembrement a permis une réorganisation du parcellaire intéressante (toutes les parcelles sont regroupées autour de l'exploitation). Pour des questions d'environnement et de contraintes l'élevage a été arrêté.
Au niveau des champs, une diversification des cultures a été recherchée. Ceci est particulièrement important en bio, pour avoir une bonne rotation et limiter les problèmes sanitaires sans avoir besoin de traitements.
La ferme de Chassagne à également une activité d'accueil à la ferme et de table d'hôte.
En terme de commercialisation, une recherche d'autonomie s'est progressivement imposée. Objectif : maintenir la valeur ajoutée des productions sur l’exploitation.
Naissance du GIE
Ainsi le GIE a vu le jour, par l'association de plusieurs exploitations agricoles pour la commercialisation de leurs produits bio. Aujourd'hui il en regroupe 8.
Parallèlement aux cultures (légumes secs, céréales, oléagineux) qu’ils transforment en partie et dont ils commercialisent les produits par le GIE, les producteurs ont des productions diverses : fromages de chèvres, produits de la vigne, projet de poules pondeuses....
Le GIE assure pour l'instant essentiellement le tri, le stockage et le conditionnement des légumes secs, de l’huile de tournesol et des différents types de farine[1].
Chacun des membres du GIE participe au développement de la commercialisation. Ils se réunissent une fois par mois pour traiter des questions de fonctionnement courant.
Un des principaux débouchés est le réseau biocoop (grand sud ouest). Les produits du GIE y sont commercialisés sous le label "ensemble pour plus de sens" filière dite équitable et durable.
Le GIE s’est essayé à la commercialisation en grandes surfaces, mais devant les difficultés des relations avec ce réseau et la place accordée aux produits concurrents de grands groupes, ils ont arrêtés. La vente auprès de groupes locaux de consommateurs et en direct sur le magasin à la ferme se développe.
Projets à venir
Un des objectifs du GIE est d’augmenter la part de farine transformée sur l’exploitation. Le GIE fournit de la farine à plusieurs boulangers et deux projets de « boulangerie à la ferme » sont en cours, portés par les épouses de deux des exploitants.
Produits
Ainsi il est possible d'acheter au GIE :
l farine de blé T65, T80, T110, T150, épeautre, engrain,sarrasin en conditionnement 12 saces de 1kg ou sacs de 5 ou 25kg.
l lentilles vertes, pois cassés, pois chiches, flageolets, haricots blanc lingots, haricots rouges, haricots noirs, en conditionnement de 24 ou 12 boîtes de 500 gr ou sacs de 3 ou 25 kg,
l farine de pois chiches, farine de lentilles vertes (sacs de 3 ou 20 kg),
l huile de tournesol en conditionnement de 1 ou 5 L
Les farines d'engrain, sarrasin, pois chiches et lentilles vertes sont préparées sur commandes spéciales . Il est nécessaire d'anticiper (1 mois à l'avance).
Pour plus d’information :
GIE La Ferme de Chassagne®
16240 Villefagnan
Tél : 05 45 29 57 18 / Fax : 05 45 29 55 87
http://www.giefermedechassagne.fr/[1] Pour l'instant la majorité de la farine commercialisée est transformée par le minoterie Frantz en Haute Vienne avec qui le GIE a des relations commerciales qu'ils jugent transparentes et équitables
Catherine.
jeudi 12 juin 2008
Un dimanche de derrière les fagots
Ce dimanche premier juin 2008, toute la bande de l’Assos’ Bêche à Melle s’était donnée rendez-vous chez Emmanuel Roux, au Quaireux (St Léger), pour un journée festive autour du fournil. L’idée était de rassembler tout le monde pour préparer (et déguster !) diverses recettes à base de pâte à pain. L’occasion aussi de faire plus ample connaissance avec les lieux et avec notre hôte-boulanger. Un reportage de votre envoyé spécial.
Nous sommes conviés dès 9h pour assister à la confection de la pâte à pain mais il pleut et nos jeunes enfants nous ont presque laissé dormir jusqu’à 8h… Nous n’enfourchons donc nos vélos qu’à 10h, quand la pluie a cessé. La route est peuplée de limaces et de rameaux arrachés par l’orage de la fin de nuit. Ca ruisselle dru vers St Thibault et Pied Pouzin. Moral inversement proportionnel à l’humidité.
Au Quaireux, seule Virginie nous a précédés. Elle a assisté à la préparation de la pâte, bercée par le concert des grenouilles de la mare voisine. Après 11h, les arrivées se multiplient. Où installer les tables et les tréteaux ? Après deux allers et retours, nous abandonnons finalement la grange pour braver le ciel noir et privilégier l’espace devant le fournil, plus convivial. L’apéritif est servi sous les gouttes. Nous sommes une trentaine d’adultes et une dizaines d’enfants qui piétinent les zones boueuses de leur bottes en caoutchouc.
A partir de midi, c’est l’effervescence. Notre boulanger favori prend en main les opérations …et ses pâtons. Sous sa direction, cinq ou six d’entre nous jouent les marmitons. J’en suis. Une fois les pâtes étalées au rouleau par Isabelle, Manu empoigne sa pelle et nous garnissons la pizza posée dessus en un temps moyen de 1 min 27 s 42/100. Les dialogues donnent à peu près ceci :
« Vas-y, étale carrément la tomate à la louche ! »
« Est-ce qu’on met des lardons en plus du jambon ? »
« Y a de la crème fraîche à finir, j’y vais ? »
« Pas trop de fromage : il faut en faire aussi qui ne soient pas noyées sous le gruyère ! »
« Oh, de celle-là, j’en voudrais bien une part. »
Nous admirons le professionnalisme de Manu, qui gère son espace circulaire de four sans perdre de place ni de temps, faisant tourner ses deux plateaux, surveillant la cuisson échelonnée de toutes ces bonnes choses : pitas garnies de farci à l’oseille ou de rillettes de canard (pour l’apéritif), flamkuches alsaciennes puis pizzas.
Dehors, le soleil a paru. L’atmosphère se réchauffe et les palais aussi, au contact des pizzas brûlantes … ou des apéritifs de grand’mère. Les enfants abandonnent le tracteur en plastique et se rapprochent des tables. Chacun picore des petits bouts de parts dans les pizzas posées à même la table. Je quitte le fournil au bout d’un temps pour rejoindre mes enfants. Impossible de tout goûter, il n’y en a pas deux pareilles. Quelle quantité ai-je mangé ? Je ne sais pas… « Quand on aime, on ne compte pas », dit quelqu’un.
Après les pizzas viennent les tartes aux fraises, estampillées « Coutineau » : c’est Hugues qui les a ramassées avec amour et dans l’humidité pour nous ce matin et Liliane qui a malaxé la pâte brisée en arrivant ici.
Plus tard, quand Manu quitte enfin sa pelle et ses gants, le soleil chauffe. Une douce léthargie s’installe. Quelques jeunes parents restent attablées devant leur café, ils ne surveillent plus leurs enfants tout en terminant négligemment un crumble aux pommes. D’autres ont cherché une place à l’ombre du marronnier, un peu plus loin. Une réunion s’improvise autour de la table de jardin prêtée par Danielle, la maman de Manu. Sylvie, maraîchère depuis peu, est venue en voisine nous rendre visite et la discussion s’engage sur l’élaboration d’une éventuelle AMAP avec elle.
Dans l’après-midi, les départs s’échelonnent comme les arrivées. « Ne repartez pas sans un bout de pizza : il en reste ! » Une douzaine d’irréductibles Gaulois refusent de rompre le charme et prolongent ce moment par une balade digestive autour du Quaireux.
Je reviens au Quaireux vers 19h : on a oublié un sac de vêtements de rechange des enfants. Arrivé chez lui, Manu me demande : « Eh, on recommencera ? »
Pierre.











